Chaque été, nous voyons passer nos voisins de la vallée avec leur tracteur et leur cuve : Bernard, qui soigne un verger dans la vallée de l’Arve, a sorti l’autre jour son vieux cahier à spirale, taché de boue. « Il paraît que tout passe sur ordinateur en 2027 ? Et qu’il y aura un truc gratuit ? » La question est juste, et les réponses circulent en désordre. Voici les faits, tels que les publient le ministère et les textes officiels : à partir de quand le registre phytosanitaire numérique s’applique, ce qu’il faut y noter, ce que valent Excel et le PDF, et où en est l’outil gratuit annoncé.
Le ministère de l’Agriculture fixe le passage du registre au format électronique au 1er janvier 2027. Mais la règle de base ne change pas : les utilisations de produits sont à consigner sans délai, avant comme après cette date. Le dossier officiel du ministère de l’Agriculture le rappelle, et l’arrêté du 24 décembre 2025 (articles 3 et 4) précise le calendrier de conversion.
| Période de l’utilisation | Consignation | Conversion au format électronique |
|---|---|---|
| Avant le 1er janvier 2027 | Sans délai | Les utilisations réalisées en France peuvent rester sans conversion |
| Du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029 | Sans délai | Avant le 31 janvier de l’année suivante |
| À partir du 1er janvier 2030 | Sans délai | Dans les trente jours suivant l’application |
Le registre phyto de 2026 peut donc rester sur papier, à condition d’être tenu à jour. L’article 3 de l’arrêté demande de conserver les informations au moins cinq ans après leur enregistrement, en garantissant leur pérennité et leur intégrité. Un délai de conversion n’est jamais un délai pour reconstituer les traitements de mémoire.
Le registre concerne tous les utilisateurs professionnels de produits phytopharmaceutiques ; le ministère le rattache à l’article 67 du règlement européen 1107/2009. Pour l’année 2026, la DRAAF Centre-Val de Loire énumère des compléments français : le stade phénologique quand l’usage le limite à certains stades, la localisation par GPS ou par RPG, les horaires quand la réglementation ou l’autorisation les prévoit, le caractère biologique de la production, et l’enregistrement des semis de semences traitées dans les cas prévus. Le ministère cite aussi le numéro d’autorisation du produit.
La notice du registre électronique du 22 septembre 2026 donne des règles de forme très concrètes :
La notice définit un format structuré dans lequel les logiciels reconnaissent et extraient les données. Elle précise que les documents de traitement de texte et les PDF ne sont pas considérés comme facilement lisibles par machine. Un tableur, en revanche, est autorisé s’il permet l’enregistrement ou l’export complet des informations requises pour chaque ligne. Le ministère cite CSV, JSON et XML, et rappelle qu’Excel ou LibreOffice Calc exportent en CSV.
| Support | Ce qu’il faut vérifier |
|---|---|
| Cahier d’enregistrement papier | Possible pour 2026 ; à conserver et à rattacher à sa transcription ensuite |
| Bon pour la lecture, mais pas considéré comme lisible par machine | |
| Excel ou autre tableur | Autorisé si chaque ligne contient toutes les données requises et peut être exportée |
| Logiciel | Son export doit contenir les données de chaque utilisation |
Si vous gardez vos données dans un outil en ligne, regardez ce qu’il sait en sortir : avec l’export Excel, CSV ou PDF de Leafwrit, vous récupérez vos enregistrements à tout moment. Comparez ensuite ce fichier aux champs de la notice, ligne par ligne, avant de vous en servir pour le registre phyto 2027.
Dans sa publication du 25 septembre 2026, le ministère annonce une application gratuite, encore en développement, avec des tests prévus en octobre 2026 et un déploiement à partir du début de 2027. Il annonce aussi un tableur de saisie. Il s’agit d’un calendrier annoncé : en attendant, rien n’empêche de tenir son registre dès maintenant avec un outil de son choix.
Si vous cherchez un registre phytosanitaire numérique gratuit pour démarrer sans attendre, Leafwrit offre les 20 premiers traitements sans carte bancaire. Cela permet de juger l’outil sur une vraie saison de traitements avant de décider quoi que ce soit.
Quand une entreprise traite pour vous, le professionnel intervenant sous accord contractuel fournit à l’établissement bénéficiaire un accès aux enregistrements ou une copie. Pour une application en prestation ou dans le cadre de l’entraide, le SIRET du bénéficiaire figure sur les fiches de chantier, et la notice distingue l’identifiant de l’applicateur de celui du bénéficiaire. Demandez un exemple de remise avant la période chargée, et vérifiez noms de parcelles et unités avec votre propre répertoire.
Le ministère explique que ce sont les éditeurs de logiciels qui adaptent leurs outils au format attendu. Pour juger un logiciel de registre phytosanitaire, gratuit ou payant, partez d’un cas que vous connaissez : un mélange, une prestation, une surface traitée en partie. Demandez de récupérer le fichier obtenu et comparez-le à votre pièce d’origine. Le prix, l’assistance et le droit de récupérer ses fichiers sont des questions à poser au fournisseur, pas à supposer.
Dans le Chablais comme dans la vallée de l’Arve, la saison laisse peu de place à l’administratif : on note après le chantier, quand on a les mains propres. C’est pour ce moment-là que Leafwrit tient le registre phytosanitaire numérique : vous enregistrez un traitement en une minute, Leafwrit calcule la quantité de produit, reprend le numéro d’AMM dans le catalogue officiel et enregistre la météo. Pour répéter le dernier traitement, quelques gestes suffisent. Vos données s’exportent à tout moment en Excel, CSV ou PDF, et l’application fonctionne dans le navigateur, sur téléphone comme sur ordinateur, sans installation.
Une vigne à surveiller ? Notre article sur le mildiou de la vigne et le calendrier de traitement montre comment relier observation et passage. Et pour la personne qui applique, voyez le renouvellement du Certiphyto.
Le ministère fixe le format électronique au 1er janvier 2027. La consignation des utilisations, elle, reste à faire sans délai, avant comme après cette date.
Oui. L’article 4 de l’arrêté du 24 décembre 2025 permet de ne pas convertir au format électronique les utilisations réalisées en France avant le 1er janvier 2027. Elles restent à consigner sans tarder et à conserver au moins cinq ans.
Oui, un tableur est autorisé s’il permet l’enregistrement ou l’export complet des données requises pour chaque ligne. Le PDF, lui, n’est pas considéré comme facilement lisible par machine.
Le ministère a annoncé le 25 septembre 2026 une application gratuite en développement, avec des tests en octobre 2026 et un déploiement à partir du début de 2027. Pour démarrer dès maintenant, Leafwrit propose les 20 premiers traitements gratuits, sans carte bancaire.
Au moins cinq ans après l’enregistrement des informations, en garantissant leur pérennité et leur intégrité (article 3 de l’arrêté du 24 décembre 2025).